Travailler dans une galerie d’art aborigène

Comment nous nous sommes retrouvés à bosser dans une galerie d’art aborigène à Alice Springs ?

On ne vous les présente plus, Don et Kerrie, nos bonnes étoiles australiennes, une fois encore ils sont mêlés à tout ça et je crois qu’on va avoir du mal à les remercier pour tout ce qu’il font pour nous depuis que nous sommes là !

Nous n’avions pas forcément prévu de bosser à Alice Springs, à l’origine, nous devions faire la «petite boucle», comprenez en gros, Sydney-Sydney en passant par Alice Springs, pour retrouver l’équipe de tonte des moutons, mais c’est lors d’échanges de messages avec Don que le programme a changé. Quand il a su que nous étions à Alice Springs, il nous a mis en contact avec un de ses vieux copains d’école, collectionneur et revendeur d’art aborigène. Pour nous, découvrir cet art ancestral, avec un spécialiste était une opportunité immanquable !
Le rendez-vous est donné avec Chris, nous le rencontrons dans un petit resto italien, nous dînons ensemble et nous faisons connaissance. Il nous raconte au passage quelques anecdotes sur Don, il faudra d’ailleurs que nous en reparlions avec lui.
Dans la discussion, nous lui demandons s’il sait si on peut trouver du travail dans le coin mais pas pour longtemps, et là, coup de chance, il a besoin de mains d’œuvre ! Au programme, préparation des toiles pour les artistes dans l’atelier, rénovation de l’atelier, un peu de ménage et d’organisation, tout en découvrant peintures et artistes. La cerise sur le gâteau, Chris nous héberge à la galerie, quel fabuleux décor au milieu du désert !

Revenons un peu sur nos tâches, j’imagine que vous vous demandez en quoi consiste la préparation des toiles, je vais donc vous expliquer les différentes étapes.
Dans un premier temps, il faut monter le cadre, les tailles varient en fonction de la taille souhaitée pour la peinture, on en a monté un de 5m de large ! Ensuite il faut venir fixer la toile, il s’agit d’une toile en lin, importée de Belgique … et non, ils ne font pas que du chocolat et des frites ^^. Une fois que la toile est en place, il faut passer une première couche de «sous-couche» puis lisser le grain au papier de verre avant de passer une seconde couche et de lisser le grain une dernière fois. La couleur de la sous-couche varie, elle peut être blanche, rouge, noire voire bleue. Et voilà, l’artiste n’a plus qu’à peindre maintenant. D’ailleurs, l’atelier qui nous sert à préparer les toiles est aussi utilisé par les artistes aborigènes. Nous avons donc la chance de les rencontrer et de les observer pendant qu’ils peignent … par contre, vous n’auriez pas un dictionnaire français-aborigène à nous prêter ?!

Découvrez en images notre nouvel environnement.

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One Response to Travailler dans une galerie d’art aborigène

  1. c’est superbe. quelle application pour peindre, poncer de telles toiles !

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