Deuxième job, on compte encore les moutons

Pour notre second boulot direction le Queensland et l’Outback !

Une fois encore, découvrez comment nous nous sommes retrouvés là. Pour rappel, aux dernières nouvelles, nous séjournions à Sydney et alors que nous étions en train de préparer notre week-end avec Nadège, Alban et les enfants, nous recevons un message de Don, (souvenez-vous, le couple que nous avons rencontré dans l’avion et qui nous avait permis d’avoir notre premier boulot). Il nous informe qu’un de ses amis recherche des mains pour une nouvelle tonte. Là, gros changement dans le programme. Exit la plage sur laquelle on trouve des kangourous et là où on peut voir des dauphins (ce qui au passage était super alléchant) direction la ferme East Roseville, juste à côté de Cunnamulla (entre rien et nulle part). Il y a 14 heures de route depuis Sydney alors nous faisons une escale chez Don avant de reprendre la route le dimanche matin de bonne heure. Pour nous y rendre, nous avons emprunté la route droite le plus longue du New South Wales, regardez un peu sur la carte ce que ça donne (dans les images entre le point E et le point F) et imaginez en vrai ce que ça peut faire ^^.

Nous arrivons de nuit à la ferme, alors nous gardons pour le lendemain, à la lumière du jour, la découverte du décor. Toutefois après avoir fait connaissance avec Mick, notre employeur, nous faisons la visite des lieux. Nous voilà donc dans un campement équipé de tout le «confort moderne» : salle de bain, WC, cuisine, salle de repas, dortoir… les photos valent mieux que les discours. Je n’avais pas l’appareil photo sur moi, j’espère donc que vous me croirez sur paroles, la première fois que je suis allée aux toilettes, il y avait trois grenouilles dans la cuvette, je vous laisse imaginer le cri que j’ai poussé et j’ai vite fait demi-tour pour me diriger vers les secondes toilettes … hormis la porte qui reste ouverte, pas d’habitant, ouf !

Le décor est planté, le boulot peut commencer, lundi matin 7h00 me voilà dans l’étable, Jérémy bosse dehors. Je découvre l’équipe au complet : quatre tondeurs, David, Gram, Maddock et Daniel tous australiens et tondeurs depuis de nombreuses années, trois filles, Lin, Molen et Karina, toutes backpakers, les deux premières venant de Suède, la dernière du Danemark et dans l’équipe depuis plus ou moins longtemps mais toutes expertes, un presseur de laine, Phil et donc notre employeur qui a le rôle de wool classer, Mick. A l’extérieur, Jérémy bosse avec Vanessa qui vient d’Allemagne, Tony, le propriétaire des moutons, Margaret, sa femme et Rob le père de Tony. Pendant que je suis dans les présentations, il y a également Edna (62 ans), la cuisinière, qui s’occupe de nourrir toute l’équipe cinq fois par jour, ce n’est pas de tout repos pour elle non plus !

Donc c’est parti pour le boulot, comme ce n’est pas ma première ferme, Mick pense donc que je suis formée et d’attaque… euh, je crois qu’il n’a pas compris que je ne suis qu’une petite citadine qui a juste fait 7 jours de ce job ! Les débuts entre lui et moi sont un peu difficiles (pour ne pas dire franchement cauchemardesques), d’ailleurs heureusement pour moi que je ne comprends pas tout en anglais parce que je pense que j’en ai pris sérieusement pour mon grade ! Petit à petit avec la pression imposée, les gestes se font plus précis et Mick s’adoucit. De son côté Jérémy travaille en duo avec Rob (un bon vieil australien avec un accent à couper au couteau). Ses missions, des plus variées, n’étaient pas de tout repos, et pas toujours très glamour non plus. Il avait à faire le boulot en amont et en aval de la tonte. En amont il fallait trier les moutons, remplir la bergerie, parfois courir après les moutons égarés. En aval il fallait traiter les animaux fraîchement tondus contre les puces et éventuelles autres petites bêtes, pour le moins glamour, il lui fallait tâter les mamelles des brebis pour différencier les allaitantes ou non, apposer un élastique sur la queue des agneaux, dans le but de les faire tomber car les excréments qui y restent collés peuvent être vecteurs de maladie, ou encore apposer un élastique sur les testicules de ces jeunes mâles, également dans le but de les faire tomber pour éviter qu’ils ne se reproduisent, seuls les mâles ayant une belle laine ont l’honneur de garder toute leur virilité !

Et voilà comment on s’est occupé durant onze jours d’affilés sans week-end =).

Même si ce second boulot a été éprouvant, cette fois nous sommes bel et bien formés et peut-être reverrons nous Mick lors d’une prochaine tonte !

Comme d’habitude, on vous laisse profiter des photos :

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4 Responses to Deuxième job, on compte encore les moutons

  1. je regarderai plus un pull de la même façon

  2. Bravo à vous pour les conditions de vie et le travail…..

    • Bonjour et merci pour le soutien :)
      C’est vrai, les conditions sont très différentes de notre confort « français » mais c’est l’aventure.
      A bientôt,
      J&J

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